Adele était à Paris les 9 et 10 juin pour deux concerts exceptionnels à l‘AccorHotels Arena (bercy). Les places s’étaient arrachées en quelques minutes après leur mise en vente, fin 2015, pour cette étape française d’une tournée mondiale qui compte pas moins de 105 dates.

Je faisais partie des chanceux à avoir obtenu une place (125€ pour la fosse assise tout de même). Adele était très attendue, après 4 ans d’absence et la sortie en novembre dernier de son album phénomène : 25. Adele est rare sur scène. C’est peu de le dire. Son dernier concert en France remonte au 4 avril 2011 à la Cigale.

Ce sont ses yeux fermés (eye-liner on point !) qui accueillent les 16 000 spectateurs de Bercy. Puis les yeux s’ouvrent, la diva fait son entrée sur une extension de scène au milieu de la salle, sur le bien-nommé Hello  titre phare de son dernier album qui cumule plus d’1 milliard de vues sur youtube. Robe noire à paillette, coiffure naturelle, bien loin de sa choucroute d’antan. La voix est , impressionnante, les frissons ne tardent pas à arriver.

Elle traverse en suite le parterre, pour rejoindre la grande scène et entame Hometown Glory, l’une de ses premières chansons, tandis que des images de Paris passent sur les écrans. Ensuite les titres s’enchaînent, mêlant les nouveautés aux morceaux issus de ses anciens albums comme One and Only, Rumour Has It, Make you feel my love, Chasing Pavements

Adele évolue pendant plus de deux heures, au cœur d’une mise en scène impressionnante, avec un écran immense sur la scène principale, qui diffuse des photos d’elle enfant sur When We Were Young qu’elle considère elle même comme étant sa meilleure chanson jamais écrite. On retrouve aussi des jeux d’images sur la scène centrale, ou des « tissus » suspendus au plafond entourent, et reflètent la chanteuse en direct. Le détail est poussé jusqu’au confettis, sur lesquelles on retrouve les paroles des chansons.

Diva par la voix certes, mais par le comportement certainement pas. En effet c’est une Adele généreuse et pleine d’humour qui a charmé le public par sa simplicité. La jeune anglaise enchaîne les « fuck », évoque son fils qui a un rhume, le début de l’Euro, le cheesecake qu’elle va avaler en fin de soirée… Elle ironise même sur son répertoire “déprimant” et prévient que c’est “l’une des rares occasions de danser” en démarrant Rumour Has It. Elle va même jusqu’à interrompre le concert pour diffuser en direct le match France/Roumanie, pour consoler « les papas et petit ami qui ont offert les places et qui sont obligés d’accompagner leurs filles ou leurs copine, alors qu’il tuerait pour être devant le match avec une bière et des amis ».

On revient à la réalité quand elle balance d’immenses chansons déjà devenues des classiques comme Skyfall, portée par un orchestre impressionnant. Si une grande partie de la salle avait déjà versé sa larme, Someone Like You a sûrement du achever les plus sensibles, les 16 000 spectateurs reprenant en chœur le refrain de cette chanson déchirante, désormais culte. S’en suit Set fire to the rain où il pleut vraiment autour de la chanteuse, avant un final grandiose sur «Rolling in the deep».

Une vidéo publiée par Melody Besse (@ydolm) le

Adele, une diva comme on n’en a jamais vue. Incroyablement conviviale et totalement bluffante. Le public en a pris plein les yeux, et repars avec une seule envie : la revoir très très vite.

Si vous l’avez raté, rassurez vous, pas de date officielle pour le moment mais elle sera de retour en France en 2017.