La cinquième saison d’American Horror Story avait laissé de nombreux fans perplexes. Depuis quelques temps déjà, la série semblait peiner à renouveler ses intrigues. La saison 6 était alors moyennement attendue, il fallait donc frapper un grand coup afin de relancer l’intérêt et apporter du renouveau. Quelques mois et dix épisodes plus tard, le moment est venu de dresser un premier bilan de Roanoke

Un bon coup de com

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L’étudiante en communication que je suis, ne pouvait pas ne pas vous parler de tout le travail et le teasing fait autour cette 6ème saison. Véritable maitre en matière de communication, le créateur de la série Ryan Murphy n’a pas lésiné sur les moyens, avec plus de 25 teasers publiés, tous aussi énigmatiques les uns que les autres. 

Une stratégie bien ficelée qui n’a fait qu’agrandir le buzz autour du thème de cette nouvelle saison, chacun y allant de son petit pronostic. 

Pari réussi pour Ryan Murphy, personne n’a su déceler les vrais indices des faux , dissimulés dans ces bandes annonces, même le site TMZ, expert en révélation et scandale en tout genre n’y a vu que du feux, ou presque. 

Ce n’est que le soir de la diffusion du premier épisode que les fans ont pu découvrir le thème de cette sixième saison intitulée « My Roanoke Nightmare ». 

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Synopsis 

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« My Roanoke Nightmare » est un documentaire qui suit l’histoire du coup de Shelby et Matt Miller. Originaires de Los Angeles, ils décident de quitter la ville après l’agression de Matt et la fausse couche de Shelby. Ils emménagent en Caroline du Nord, dans une ancienne ferme datant de 1790, sans se douter que des événements très sombres les y attendent…

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Une histoire dans l’histoire 

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Mais très rapidement, on comprend que le thème de cette sixième saison, n’est pas l’histoire de ces amoureux coincés dans leur maison hantée et poursuivi par une cinglée de « bouchère ». Tout ça n’est qu’un prétexte, à la mise en abime que Murphy nous a préparé.  Nous sommes plongés dans une émission paranormale, le genre qui cartonne aux Etats-Unis, mais qui a encore un peu de mal à s’installer chez nous. Le tout sur fond de montage racoleur et de témoignages larmoyants face caméra. Un moyen d’égratigner gentiment Hollywood. Lee et la fausse Bouchère n’étant ni plus ni moins que des victimes de télé-réalité et de l’industrie hollywoodienne, le tout orchestré par un producteur assoiffé de dollars, qui se moque bien du bien être de ses protagonistes, tant que les images sont assez fortes pour créer le buzz et engendrer du flouz. Un aspect de cette saison malheureusement un peu trop vite oublié et bâclé.

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Le found footage

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Cette année, la série est passée en mode « big brother », en utilisant le found footage, un peu à la façon REC.  Chaque épisode nous passionne complètement grâce à ces images tournées avec les caméras de surveillance, les téléphones, les GoPro, les caméscopes, les caméras de télévision… Ces vidéos artisanales ont l’avantage de rendre le récit plus réel, on a vraiment l’impression de voir en live ce qu’il se passe, d’être avec le personnage. C’est un des gros points forts de cette sixième saison, les yeux sont partout. On assiste à tous les événements de l’intérieur : la vraie histoire, sa reconstitution, le retour des comédiens et des témoins sur les lieux, la bouchère qui pète un plomb, le massacre de tous les participants les uns après les autres, le live sur les réseaux sociaux du trio chasseur de fantôme, l’interview de Lee par Lana Winters d’Asylum et les vidéos de la police.

L’autre gros point positif de cette saison ce sont les différents points vue à travers l’utilisation du format « témoignage », qui nous offre différents degrés de lecture. 

Cette saison comporte seulement 10 épisodes, une bonne décision de Ryan Murphy qui nous avait habitué à des saisons trop longues, avec 13 épisodes. Alors 10, c’est chouette, mais je pense que même 8 aurait suffi. 

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Les liens avec les autres saisons 

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Dans la première saison d’AHS, la jeune Violet essaye de se débarrasser du fantôme de Chad Warwick en criant le sort « Croatoan ! », ce qui n’a pas vraiment l’effet escompté sur le fantôme : “Le sort de Roanoke ? Vraiment ?” . Toujours dans la première saison, un patient de Ben est persuadé qu’un monstre avec une tête de cochon va venir le tuer, il va apprendre à ses dépends que cette légende urbaine est bien réelle.

Dans la saison 6, Lady Gaga joue la sorcière nymphomane Scathach qui hante les bois depuis 5 siècle. Scathach est en réalité la mère des Supremes de la saison 3 coven. Roanoke nous plonge aussi dans la saison 4 « Freak Show » avec un ancêtre de l’affreux Dandy, on sait désormais d’ou il tient son caractère capricieux.

Sans oublier Lana Winters de la saison 2, qui est de retour pour recueillir les confessions exclusives de Lee, la seule rescapée des bois de Roanoke.

Si vous voulez voir tous les liens entre les différentes saisons, je vous invite à regarder la vidéo ci-dessous :

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Une sixième saison réussie, même si la série retombe vite dans ses travers, Roanoke nous a offert un vrai renouveau, essentiel pour la survie de la série dont les dernières saisons étaient plus que décevantes. Roanoke figure définitivement dans mon top 3 d’American Horror Story !