Brandissez baguettes, capes et chocogrenouilles, la magie d’Harry Potter est de retour ! 

Cinq ans après la sortie du dernier film de la saga, un nouvel univers, proche mais en même temps si éloigné de notre petit sorcier vient d’envahir les salles obscurs ; laissez vous emporter par Les Animaux Fantastiques !

J.K. Rowling récidive avec une opération plus que risquée, au vu des nombreux spin-off et préquels de grosses « franchises » sortis ces dernières années et pas franchement franchement réussi (réponds à ça Star Wars 7)

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SYNOPSIS

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Le film s’ouvre sur le fameux générique de John Williams, une mélodie si familière qui vous donnera sans doute quelques frissons. Le film raconte l’histoire du « magizoologue » Norbert Dragonneau qui arrive en 1926 sur le sol new-yorkais. Avec l’aide de deux sœurs, l’une ex-aurore au ministère de la magie, l’autre, télépathe un peu loufoque et d’un moldu attachant, aspirant boulanger, il se lance à la poursuite des créatures rares échappées de sa valise et qui créent de petits dégâts dans le monde des moldus (non sorciers, vous et moi malheureusement). 

Mais aux Etats-Unis, le monde des sorciers est en grand danger. Une force mystérieuse sème le chaos dans les rues de la ville : la communauté des sorciers risque désormais d’être à la merci des Fidèles de Salem, groupuscule fanatique des Non-Maj’ (version américaine du « Moldu ») déterminé à les anéantir. Quant au redoutable sorcier Gellert Grindelwald, après avoir fait des ravages en Europe, il a disparu… et demeure introuvable. 

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LA MAGIE EST TOUJOURS LA 

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Encore une fois, J.K. Rowling fait preuve d’une imagination incroyable et offre aux potterhead et aux autres, un univers délicieux, bien loin d’un banal copier/coller d’Harry Potter

La romancière réussit le tour de force d’insuffler de la nouveauté et de la surprise dans un univers déjà bieeeen exploité. Notons que c’est la première fois que J.K. Rowling rédige le scénario d’un de ses films.

Celui qui nous fait (presque) oublier notre petit brun aux lunettes rondes, n’est ni plus ni moins quEddie Redmayne, le jeune acteur oscarisé pour son interprétation du physicien Stephen Hawkings, incarne ici, un Norbert Dragonneau plus vrai que nature. La preuve en est, il nous est difficile d’imaginer un autre comédien à sa place. Tout y est, les mimiques, la dégaine, le regard.. sans oublier les fossettes aaaah les fossettes. On est complètement sous le charme. 

Autre coup de coeur de ce casting très réussi, l’attachant Dan Fogler dans le rôle du boulanger un peu gauche, mais tellement attendrissant. Sans oublier bien sur, la pétillante Queenie, interprété brillamment par Alison Sudol.

Seule ombre au tableau, le choix de Katherine Waterston dans le rôle de l’ex-aurore (et future meuf de Norbert), que l’on trouve malheureusement un peu fade. 

S’il y en a un dont la présence à l’affiche à fait débat, c’est bien Johnny Depp. L’acteur campe le rôle du fameux méchant Grindelwald. Si vous faites parti des « anti-Depp », rassurez vous, vous ne le verrez que quelques minutes dans ce premier volet. Pour ma part, je ne trouve pas que la présence de Jojo (pour les intimes), soit une si mauvaise idée, bien au contraire, si l’acteur arrive à se détacher des mimiques de Jack Sparrow, qu’il traine depuis plusieurs années, il peut faire un vrai, bon gros méchant. 

Un personnage sombre, mais bien loin de Voldemort, puisque Grindelwald est un charmeur invétéré, à la présence envoutante et hypnotique qui saura mobiliser les foules.

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Un film engagé 

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Ce serait sous-estimer J.K. Rowling de dire que Les Animaux Fantastiques n’est qu’un film de divertissement. L’aspect politique du film est bel et bien présent, le personnage principal met en avant la protection des animaux et n’hésite pas à prendre position et à promouvoir le « vivre ensemble ». Il est alors facile de lire entre les lignes, et de voir clair dans le jeu de J.K. Rowling, toujours très engagée, qui n’a certainement pas choisi les années 20 par hasard. Période où la xénophobie et les inégalités économiques triomphaient, le nouveau terrain de jeu de la romancière divulgue un message politique qui peut faire écho à notre société contemporaine et à la montée du populisme aux Etats-Unis. 

Le film fait aussi appel à un procédé inédit dans l’univers Harry Potter : la 3D. Si sur le papier, on n’est pas vraiment emballé par l’idée, à la sortie de la projection les avis sont unanimes : pour une fois, la 3D apporte réellement quelque chose au film et ne fait pas juste office de gadget. 

Notons également la qualité des effets spéciaux tout simplement bluffant, aussi bien dans les décors que pour les fameuses créatures, toutes aussi mignonnes et attachantes les unes que les autres. 

Gros coup de coeur pour l’adorable Botruc, une brindille vivante qui entretient une relation particulière avec le personnage principal. 

Des créatures qui nous offrent quelques moments d’anthologie, notamment quand notre boulanger se fait courser par une sorte de rhinocéros gigantesque en chaleur, à travers tout Central Park. 

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LES LIENS AVEC HARRY POTTER

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Fans de la saga, rassurez vous, vous trouverez quelques liens avec le jeune sorcier dans Les Animaux Fantastiques. 

Qui est, à l’origine, ni plus ni moins que le titre d’un manuel scolaire, rédigé par un certain Norbert Dragonneau (Newt Scamander en anglais), figurant sur la liste des fournitures scolaires des élèves de Poudlard. Il est mentionné dès le premier tome : Harry Potter à l’école des sorciers.

Vous retrouverez également La Gazette du Sorcier, Albus Dumbledore, les elfes de maison et la bande originale, plus ou moins dans le même esprit que celle d’Harry Potter.

L’univers du jeune sorcier est bien plus présent qu’on ne peut l’imaginer car une grande partie de l’équipe ayant réalisé la saga, se retrouve aujourd’hui sur ce beau projet. A commencer par David Yates, le réalisateur à qui l’on doit les quatre derniers Harry Potter et le producteur de toute la saga, David Heyman

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Pari gagné ! 

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Certes, il y a un enjeu financier, la saga Harry Potter ayant rapporté près de 8 milliards de dollars à Warner, mais J.K. Rowling ne s’assoit pas sur ses acquis et propose une intrigue dont on a hâte de connaître la suite, nul doute que les 4 épisodes à venir trouveront leur public. La romancière, après avoir emporté toute une génération dans son univers si particulier, propose aujourd’hui un film familial, dont la magie fera vibrer fan de la première heure, comme jeune moldu.

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Les Animaux Fantastiques, dans les salles obscurs depuis le 16 novembre.