Après Chocolat, c’est au tour de Loïe Fuller, autre personnage oublié de la Belle époque parisienne, d’être à l’affiche au cinéma.

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Synopsis

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Rien ne destine Loïe Fuller, originaire du grand ouest américain, à devenir une icône de la Belle Epoque et encore moins à danser à l’Opéra de Paris. Même si elle doit se briser le dos et se brûler les yeux avec ses éclairages, elle ne cessera de perfectionner sa danse. Mais sa rencontre avec Isadora Duncan, jeune prodige avide de gloire, va précipiter sa chute.

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Le casting

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C’est LE film qui a fait la une de toute la presse people cette année au festival de Cannes, raison de cette euphorie : Lily Rose Depp, accessoirement fille de Vanessa Paradis et de Johnny Depp, apparaît au casting. Si elle est parfaite, dans son petit rôle de poupée lisse, sa présence, pour l’heure, ajoute une petite curiosité au film de Stéphanie Di Giusto.

La vraie révélation du film, c’est bel et bien Soko. L’histoire est bâtie autour de son personnage de Loïe Fuller, femme de caractère, danseuse passionnée à la volonté de fer. Avec cette chrorégraphie qui lui et propre et qui si elle offre au film, de vrais instants de poésie, fait terriblement souffrir la danseuse, aussi bien psychologiquement que physiquement, Loïe Fulmler s’use prématurément le corps, s’abîme les yeux avec les projecteurs trop puissants qui subliment ses mouvements.

Autour d’elle, Louis interprété par un mystérieux Gaspard Ulliel, est un mécène-amoureux toxicomane, plus ou moins attachant. Gabrielle interprétée par Mélanie Thierry, apparaît comme la voix de la raison qui la ramène à l’essentiel.

Puis débarque la jeune et jolie Isadora Duncan, parfaitement taillée pour le star-system, qui en plus de briser le coeur de Loie, va lui voler sa carrière.

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On aime beaucoup beaucoup :

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Les scènes de danse, qui sont tout bonnement somptueuses ! Le jeu des couleurs, le souffle de Loie, les mouvements de draps, comme si le temps était suspendu.. on a l’impression d’y être, avec la chair de poule sur les bras, on écoute résonner la puissance de la musique de Vivaldi ou de Beethoven.

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On aime un peu moins :

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La fabilesse des personnages secondaires, car même si le premier plan de Gaspard Ulliel s’ouvre sur son postérieur, ce n’est pas suffisant, on en veut plus. Tout comme le personnage de Mélanie Thierry, qui aurait mérité d’être plus approfondi.

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Après avoir vu « La Danseuse » de Stéphanie Di Giusto, il n’y aura plus aucune excuse à ne pas connaître cette femme étonnante, qui marqua l’histoire de la danse.

«La Danseuse» de Stéphanie di Giusto, en salle le 28 septembre 2016.