BITCH BETTER HAVE MY MONEY

Dans Good Girls, trois mamans d’un quartier résidentiel dégainent cagoules et guns pour tout faire péter. A mi-chemin entre Breaking Bad et Desperate Housewives, la nouvelle comédie acide de Netflix met en scène des femmes ordinaires, au quotidien bien difficile, qui sont prêtes à tout pour sauver leurs familles. Quitte à rejoindre les rangs d’un gang.

Il y a Beth (jouée par Christina Hendricks, que l’on a déjà vu dans Mad Men), mère au foyer qui doit rembourser les dettes que son mari a accumulé en prenant du bon temps avec sa maitresse, sa petite soeur Annie (l’incroyable Mae Whitman), une caissière payée à coup de lance-pierre,  qui n’a pas les moyens de payer un avocat pour conserver la garde de sa fille. Et puis il y a leur amie Ruby, (Retta Sirleaf) le personnage le plus touchant selon moi, qui se saigne pour pouvoir payer les traitements de sa fille, qui souffre d’une grave insuffisance rénale. 

Vous l’aurez compris, aucune d’entre elles n’arrive à joindre les deux bouts. Alors un soir, Annie propose en rigolant de braquer le supermarché dans lequel elle travaille. Cette blague va bouleverser leurs vies. 

Ce qui ne devait être « qu’un braquage » va les entrainer dans une vague criminelle bien loin de leurs vies bien rangées, entre kidnapping, mensonges, transports de marchandises et blanchiment d’argent.

Mais la force de la série se trouve dans sa tonalité humoristique, qui vient désamorcer les situations les plus risquées. Imaginez une rencontre entre Bree Van de Kamp et Pablo Escobar et vous avez, grosso modo, le topo de la série.

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LE GANG DES MONOSPACES

Dix épisodes, un casting détonnant et un humour absurde ont suffit à faire de cette série ma petite pépite de l’été.

La série aborde habilement les inégalités économiques aux Etats-Unis, à travers le destin de ces trois femmes. Pas forcement évident d’aborder les problèmes d’argent, de couple ou de maladie sans tomber dans du mélo plombant. Good Girls sublime les situations délicates et douloureuses grâce à des répliques cinglantes et une bonne dose de vulgarité.

Les actrices incarnent de vrais femmes, pas des nanas quiches qui se rapprochent plus du pot de fleur que de l’être humain. Ce sont des personnages avec du relief, et, pardonnez moi, mais une sacrée paire de couilles.

Le personnage de Beth nous rappelle d’ailleurs le cheminement de Walter White, dans Breaking Bad. Elle qui était si docile, et qui a subi de nombreuses humiliations, se révèle et devient une vraie gangsta.

BILAN

Cette première saison de Good Girls séduit par sa fraicheur et son délicieux mélange de criminalités et de mères de famille badass. Les épisodes s’enchainent très vite, et on a vraiment hâte de retrouver Beth, Ruby et Anny dans la prochaine saison !

Si vous avez envie de passer un bon moment et de ne pas trop vous prendre la tête, je vous conseille vivement de vous lancer dans cette série, qui m’a vraiment beaucoup fait rire. Ça sent les soirées d’été #netflixandchill !