Le 3ème concert surprise des Insus a eu lieu au Transbordeur de Villeurbanne, la plus grande salle de leur mini tournée, avec une capacité de 1 800 personnes (contre 300 pour leur concert à Paris) : autant vous dire, pas assez. Après quelques sueurs froides lors de la mise en vente des places, j’en ai finalement décroché deux, pour mon quinqua de père et moi même.

C’est une ambiance particulière qui planait sur le Transbordeur ce mardi 6 octobre.

20h : la pression monte, les premiers applaudissements se font entendre, l’impatience se fait sentir, 30 ans, ça commence à faire long.

.

..

Processed with Rookie Cam

..

Alors quand les premiers accords de « Crache ton venin » retentissent, le public s’enflamme, le sourire aux lèvres et même des petites larmes d’émotions aux coins des yeux.

C’est parti pour deux heures de concert.

Les regards complices, les sourires : les 3 compères sont heureux de se retrouver, ça crève les yeux.

Fait divers, Argent trop cher, La Bombe humaine, Cendrillon… tous les titres phares du groupes y passent et sont repris en chœur par un public de quadras/ quinquas qui semblent retrouver leurs 20 ans.

Aubert mène la revue, la mèche collée au front, Bertignac secoue sa tignasse blanche et Kolinka fait valser ses baguettes, ils sont bel et bien de retour.

.

.

.

.

.

Difficile d’expliquer ce que représente Téléphone pour une gamine de 20 ans. Ce n’est pas ma génération et pourtant j’ai le sentiment qu’ils ont bercé mon enfance, et chacun de leurs textes m’ont encore plus touchés à l’adolescence, j’en ai même étudié certains au lycée, preuve que les temps et préoccupations n’ont pas vraiment changés. Ils m’ont accompagnés dans chaque étape de ma vie, prenant de plus en plus de sens . C’est assez étrange de se dire que le groupe qui a fait vibrer mes parents dans leurs jeunesse, me procure le même effet aujourd’hui et la même envie de bouffer le monde.

Ce concert m’a procuré beaucoup d’émotions, de la nostalgie pour une époque que je n’ai pas connu, de la joie, mais aussi quelque chose de fort, en voyant tous ces gens de l’âge de mes parents qui n’ont apparemment plus rien d’adolescents, retomber dans leurs jeunesses l’espace de 2h, les voir sauter, hurler, comme si rien ne les retenait, comme s’ils avaient 20 ans à nouveau. Comme s’ils avaient mon âge.

J’espère que je pourrais vivre ce genre de chose dans 20 ans, que je pourrais retrouver un groupe qui a bercé mon adolescence et ma génération 20 ans après. Mais tout semble différent aujourd’hui.

Alors merci Téléphone, Les Insus… Merci d’être revenu, et de n’être jamais vraiment parti. Merci d’avoir réalisé la bande son de ma vie. j’espère avoir la chance de vous revoir bientôt. Vous m’avez mis les poils. J’ai 20 ans, et je vous kiff.

À bientôt.

Kiss, Fizzy.

Enregistrer