Synopsis – Voir la bande annonce

Tony est admise dans un centre de rééducation après une grave chute de ski. Dépendante du personnel médical et des antidouleurs, elle prend le temps de se remémorer l’histoire tumultueuse qu’elle a vécue avec Georgio. Pourquoi se sont-ils aimés ? Qui est réellement l’homme qu’elle a adoré? Comment a-t-elle pu se soumettre à cette passion étouffante et destructrice ? Pour Tony c’est une difficile reconstruction qui commence désormais, un travail corporel qui lui permettra peut-être de définitivement se libérer …

Que ma déception fut grande !

Commençons par le positif : les acteurs et quels acteurs !

 Emmanuelle Bercot est incroyable, saisissante, je pourrais en parler des heures, elle est vraiment LA révélation de ce film. Je trouve que c’est une actrice que l’on voit très peu, ce qui est dommage quand on voit l’étendu de son talent et je pense (sans prendre trop de risque) que sa carrière va connaitre un vrai tournant, il y aura un avant et un après Mon Roi pour elle, c’est certain.

Son personnage n’est pas celui d’une femme faible face à l’homme qu’elle aime au contraire, c’est une femme forte qui aime passionnément et qui va tout faire, tout accepter pour essayer de sauver cette relation pourtant toxique pour elle.

Vincent Cassel, quant à lui, est sublime comme d’hab. Tout le long du film on a envie de se laisser tenter par cet homme, aussi manipulateur soit-il.

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MON ROI 43Gros coup de coeur, pour Louis Garrel (dont je suis amoureuse depuis mes 15 ans, mais mon avis est tout à fait objectif, promis), dont le personnage assiste impuissant à la chute de sa sœur, mais avec énormément d’humour, ce qui rompt un peu avec l’ambiance plutôt lourde du film, et putain que ça fait du bien, une vraie bouffée d’air frais !

Et l’autre bonne surprise du film, c’est Norman, sans cheveux, mais avec beaucoup de talent.

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Pour ce qui est du film en lui-même,

une des premières scènes du film, le fameux « genoux » qui devient « je nous« , comment vous dire que j’ai pris peur. J’ai trouvé que c’était une façon trop abrupte d’amener la situation, que cela manquait cruellement de finesse, ce qui est plutôt étonnant pour du Maïwenn. Ce qui fait qu’on attaque le film sur quelque chose d’un peu forcé, mais je vous rassure, on retrouve la réalisatrice dans toute sa finesse et son art dans la suite du film.

Enfin, en partie.

Effectivement, j’ai trouvé que le film ne décollait pas vraiment, enfin pas comme je l’espérais ; Je voulais vraiment que Mon Roi me retourne, me perturbe, me fasse réfléchir, comme l’avait fait Polisse. Et malheureusement, même s’il y a des scènes très intenses, le film manque de rythme, quand on est captivé, et que l’émotion est sur le point de nous submerger, on change de scène et on se retrouve avec Norman qui jongle avec des yaourts ouverts. Un peu brusque comme transition.

J’ai trouvé que le parallèle entre la rééducation et la relation passée était mal géré.

Vous l’aurez compris, je suis plutôt mitigée car les acteurs sont incroyables, le prix d’interprétation est largement mérité, mais on ne se sent pas bousculé comme on aime avec Maïwenn, on ne ressort pas de la salle chamboulé, et c’est pour cela que je suis déçue.

Kiss, Fizzy.

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