« Huit individus à travers le monde se retrouvent soudainement connectés par la pensée. Ils devront survivre face à ceux qui les voient comme une menace. »

Bon, alors dit comme ça, ça fait pas forcément rêver, je vous l’avoue. Mais Sense8, est pour moi, la vraie surprise de cet été. J’ai littéralement dévoré les 12 épisodes de la première saison de cette production Netflix (qui, en grande fan d’Orange is the new black & Better call Saul, ne me déçoit jamais).

Pour vous planter un peu le décors, Sense8 est une série réalisée par les frères Wachowski, à qui l’on doit des petits succès tel que Matrix ou encore V for vendetta.

L’intrigue se déroule autour de 8 personnes réparties à travers le monde (États-Unis, Angleterre, Allemagne, Corée du Sud, Islande, Mexique, Kenya et Inde) qui deviennent connectées sur les plans intellectuel, émotionnel et sensoriel, ce qui permet d’explorer des thèmes très variès comme la sexualité, le genre, la religion, la politique, la violence, le deuil… À travers chaque milieu culturel, chaque type d’éducation, chaque société.. Des points de vue donc très différents, et ce « choc culturel » est un aspect très fort de la série qui forge sa singularité.

Vous l’aurez compris, les 8 protagonistes : Nomi, Will, Riley, Capheus, Sun, Lito, Kala et Wolfgang ont la capacité de rentrer en contact et d’intervenir dans le monde de chacun. Mais ! Parce qu’il faut forcement des méchants, sinon c’est pas drôle, d’autres personnes disposent des mêmes capacités depuis bien plus longtemps et savent les maitriser, à l’inverse de nos 8 sensibles, qui vont donc être traqués pour des raisons plus qu’obscurs.

Difficile de choisir un seul personnage, et je pense que c’est ici la principale force de cette série, les protagonistes sont tous liés, ce qui fait que l’on s’attache à chacun d’entre eux, et les romances qui naissent entre certains n’arrangent pas les choses, croyez moi.

Puisqu’en plus de l’énigme principale de la série, qui est la connexion entre les personnages, chacun d’entre eux mène son propre combat.

Riley fait face au deuil, Nomi à son identité et la question du genre, Will à la disparition d’un proche qui reste non élucidée, Capheus à la maladie de sa maman et la difficulté de se procurer des médicaments très couteux dans son pays, Sun doit choisir entre proteger son frère et un père qui ne l’a jamais aimé ou dénoncer leur business frauduleux, Lito quant à lui à du mal à assumer son homosexualité, Kala, elle, fait face à un questionnement religieux et un mariage non désiré, quant à Wolfgang, il doit lutter avec un passé difficile et violent qui le poursuit encore aujourd’hui. Et même si ces combats sont « personnels » et propre à chaque personnage individuellement, ils vont tour à tour intervenir dans la vie de chacun, à des moments critiques pour s’entraider dans ces épreuves difficiles. Les personnages sont donc liés par une faculté commune, mais également par leurs combats du quotidiens.

Difficile donc d’avoir un favoris, même si je l’avoue, Wolfgang et Riley ont particulièrement fait battre mon petit cœur, ce sont les deux « écorchés vifs » de la série, et leurs histoires respectives, dont on découvre certains événements marquants au fil des épisodes m’ont particulièrement touchées.

Ainsi qu’Hernando, qui n’est pas un personnage principale, mais dont la sincérité, la sagesse et l’ouverture d’esprit m’ont également beaucoup marquées.

Je ne vous cache pas qu’il faut un peu s’accrocher durant les premiers épisodes parce que bordel, on comprend rien ! Mais ça vaut le coup. La première saison m’a tenu en haleine presque jusqu’à la fin, puisque, j’ai été un peu déçue du dernier épisode, que j’attendais pourtant avec impatience, mais dans lequel j’ai trouvé la résolution de l’intrigue un peu bâclée. Et quoi de plus décevant qu’un final , qui n’est pas à la hauteur des 11 épisodes précédents.

Mention spéciale pour la BO, un vrai délice.

Science fiction, mais pas que ! Des paysages, des couleurs, des explosions, des sujets que l’on rencontre rarement dans ce genre de série, un casting on point.. Voilà le savoureux mélange qu’est Sense8, je ne peux que vous la conseiller.

Et vous, quelle est votre avis sur Sense8 ? Et quelle a été votre série fard de l’été 2015 ?

Kiss, Fizzy.