SYNOPSIS :

Voyez comme ils dansent…

Julien sent comme une présence hostile derrière lui en permanence. Alex, son fils apprend qu’Eva, lycéenne de 17 ans a oublié de le prévenir qu’il allait être père. La mère d’Eva, Véro, dans une sale passe depuis sa naissance pense qu’elle va être obligée d’arracher le sac des vieilles pour nourrir le futur enfant. Elizabeth, dont le mari Bertrand s’est volatilisé, voit sa maison dévastée par une perquisition. Lucie exaspérée par les délires paranos de Julien, son mari, est au bord du burn out conjugal. Serena, la maîtresse de Julien sent qu’il lui ment. Julien ne sent pas que Serena lui ment aussi. Loïc, fils ainé de Véro, seul élément stable de la bande ne l’est pas tant que ça. Sans oublier un absent toujours très présent…

 

voyez comme on danse

 

Il aura fallu 16 ans, 16 longues années, pour que Michel Blanc réalise la suite de sa comédie chorale :  Embrassez qui vous voudrez (adapté du roman de Joseph Connolly) qui avait rencontré un grand succès, autant critique que public. Plus d’une décennie après, les maris, les femmes et les enfants sont toujours là, leurs petits soucis et gros tracas du quotidien, aussi.

Néanmoins, nul besoin d’avoir vu le premier opus pour comprendre le parcours de ces familles en galère d’emploi, de couple, d’enfants, d’argent…

voyez comme on danse

L’histoire est celle d’un monde qui s’écroule, sur différents aspects selon les personnages.  Celui de Jacques Dutronc se retrouve en prison pour détournement de fonds, mettant sa femme (Charlotte Rampling) dans une situation plus que délicate, Carole Bouquet quant à elle, se nourrit exclusivement de graines et d’algues pendant que son mari la trompe et sombre dans la paranoïa alors que Karin Viard se retrouve sans travail mais avec une adolescente enceinte et bien déterminée à garder son bébé sur les bras.                                                         Comme dirait cette dernière, il pleut un sacré seau de merde sur la vie de nos protagonistes… Tout un programme !

Les situations sont saugrenus, parfois surréaliste, le texte est surprenant et drôle sans tomber dans une lourdeur ou un déjà-vu : tous les ingrédients sont réunis pour une comédie réussie. Et elle l’est !

Le casting est épatant, de Charlotte Rampling à Carole Bouquet, sans oublier la délicieuse Karin Viard, qui tire vraiment son épingle du jeu en reprenant l’hystérie de son personnage de Jalouse dans le film des frères Foenkinos.

Ces personnages féminins, s’ils sont tous aussi perchées les uns que les autres, mettent surtout en avant des femmes fortes et déterminées, faces à des hommes (Jean Paul Rouve, Jacques Dutronc) pathétiques, qui tentent de noyer leurs erreurs dans un tissu de mensonge.

On se surprend souvent à rire franchement (très fort) des situations cocasses dans lesquelles Michel Blanc pousse ses personnages, transformant ainsi les épreuves de la vie en un moment de rigolade.

Voyez comme on danse, au cinéma depuis le 10 octobre.